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CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES EGLISES DE REVEIL
L'Université Protestante au Congo et Protestant Theological University d'Utrecht au Pays-Bas organise une conférence internationale à Kinshasa en République démocratique du Congo du 12 au 16 Mai 2011. Cette conférence portera sur le thème général suivant : «Eglise de réveil : défis messianiques et eschatologiques ?». Nous détaillons ci-dessous une présentation de cette conférence : l'argumentaire, les objectifs de la conférence, les axes de la conférence, la période, la langue, les participants et la participation, le timing. 1. De l'argumentaire Les « Eglises de réveil » constituent une interpellation pour les Eglises traditionnelles et pour la société globale. Elles lancent de nombreux défis aux Eglises traditionnelles et à la société du monde actuel. La croissance numérique fascinante de leurs adhérents actuellement, de même que leur explosion dans le monde entier sont quelques-uns de ces défis auxquels peut s'ajouter leur vision messianique et eschatologique comme telle. Marquées par un dynamisme étonnant, ces Eglises de Réveil conditionnent désormais villes et campagnes, individus et sociétés dans leur perception d'eux-mêmes, de Dieu et de leur destin. De fait elles ne peuvent nullement laisser indifférents, chercheurs (théologiens, historiens, sociologues ...) car dans le témoignage qu'elles portent de par leur existence même, comme dans leurs enseignements et leurs pratiques diverses, il se joue gravement la question de l'avenir de l'humanité. Certes, plusieurs études portant sur les Eglises de Réveil (tantôt appelées à tort ou à raison sectes, églisettes, mouvements religieux) existent et nous renseignent qu'elles incarnent une forte volonté de croire autrement et de vivre autrement la foi par rapport aux Eglises traditionnelles et institutionnelles. Ces Eglises font preuve d'un sens élevé de volontariat et se comportent en Eglises de volontaires parce qu'elles regorgent d'hommes et de femmes très engagés dans leur milieu de vie et de foi. Par leur quête de changement et de liberté, par ailleurs, elles s'imposent comme une grande école donnant à penser et apprenant à aller au-delà des frontières spirituelles usuelles du moins pour celui qui sait les observer et les étudier : Elles ouvrent des brèches et défient l'assurance et l'orgueil des églises traditionnelles et institutionnelles. Elles défendent un christianisme expérientiel dans la mesure où « dans cette société d'aujourd'hui, contrairement à ceux qui avaient prédit la fin de la religion et la mort de Dieu, on observe une demande insistante d'une réalité vécue où la religion et Dieu trouvent leur place. Ce Dieu par ailleurs on veut le vivre, on veut en faire l'objet d'une expérience ; on ne veut pas s'encombrer de paroles et de catégories philosophico-théologiques, on veut faire l'expérience de Dieu ; on veut faire sortir la foi de l'univers de l'abstraction aride et parvenir, par exemple, à répéter avec A. Fossard : 'Dieu existe, je l'ai rencontré', sous peine de retirer toute force à son témoignage ». La visée messianique et eschatologique qu'elle prône rencontre-t-elle l'expression des aspirations les plus profondes et les plus créatrices des peuples sans espoir pour un lendemain meilleur ? Reconnaître que les activités et la vitalité des Eglises de Réveil commencent et se poursuivent là où s'arrête le plus souvent le champ d'action des confessions religieuses institutionnalisées n'est pas tout à fait faux. Cela montre, si besoin en est, que les Eglises de Réveil constituent aussi des essais de réponses aux aspirations multiples inassouvies dans l'enseignement et la pratique de nos Eglises. Elles dénoncent ainsi une insatisfaction croissante des populations vis-à-vis du doctrinarisme, du ritualisme et de certaines pratiques de nos Eglises. Cependant, la vitalité religieuse de ces Eglises rend leur typologie difficile, vu qu'elles se métamorphosent souvent au gré des besoins à combler du leader fondateur- visionnaire et en fonction des enjeux du moment. Elles s'inscrivent fort bien dans la globalisation par la logique des réseaux qui marque leur organisation de telle sorte que leurs affinités avec les forces globalisantes fonctionnent conformément à leurs conceptions de la vie spirituelle. Lors du quatrième Colloque international du Centre d'Etudes des Religions Africaines (CERA) organisé aux Facultés catholiques de Kinshasa (actuellement Université Catholique du Congo) du 14 au 21 novembre 1992, il a été relevé du côté des Eglises de Réveil non seulement des aspects positifs, mais également négatifs qui constituent une interpellation pour l'Eglise aujourd'hui. Voici les aspects positifs retenus :
Les aspects négatifs, par ailleurs, sont les suivants :
Dans la lignée de ce colloque du CERA, qui est une contribution capitale à la découverte de ces Eglises dont l'émergence est remarquable, il importe de relever que, appelées « Sectes » il y a un temps, elles sont transformées aujourd'hui en « Eglises de Réveil ». La reconnaissance en RDC d'une plate-forme dénommée «Eglises du Réveil du Congo» comme une confession religieuse au même titre que le Catholicisme, le Protestantisme, l'Islam, le Kimbanguisme, l'Eglise orthodoxe, est une preuve éloquente que les Eglises de Réveil s'imposent comme force sociale non négligeable et ne cesse d'interpeller l'Eglise à travers le monde. 2. Des objectifs de la conférence Certes, plusieurs réflexions ont été entreprises sur les « Eglises de Réveil » en Afrique et dans le monde dans le but de mieux les connaître. C'est dans ce même souci, le dépassant même jusqu'à renforcer un cadre dialogique entre ces dernières et les Eglises traditionnelles en vue d'une fécondation mutuelle, que cette conférence s'assigne comme objectifs :
3. Des axes de la conférence Tenant compte des objectifs ainsi libellés, les différentes communications de cette conférence seront développées autour des axes suivants :
4. De la période Les dates du 12 au 16 mai 2011 sont retenues. Les travaux ont lieu à Kinshasa. Les conférences débutent le jeudi 12 après midi et se terminent le lundi 16 mai soir. La journée du dimanche 15 sera consacrée aux visites dans des Eglises de Réveil et le soir sera réservé au compte rendu de ces visites. 5. De la langue La conférence sera bilingue : français et anglais. La langue courante sera le français. 6. Des participants Plusieurs institutions peuvent participer en raison d'un membre du staff et d'un spécialiste de la question, notamment :
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